BONJOUR
Le 4 octobre 2008, Sylvie rejoint Saïd au Maroc. Pour la première fois elle va fouler le sol africain. Pour la première fois elle va prendre l’avion. Pour la première fois elle va passer des vacances de rêve inchallah !
Saïd va lui faire connaître sa vie, sa famille, ses amis. Il la conduira à travers le pays. Et surtout ils vont tous les deux s’occuper de la coopérative et du nouvel atelier pour les femmes. Sylvie va aussi voir pour son installation : une maison, un travail et plein d’autres choses encore…
Sur cette page, vous suivrez leurs pas pendant trois semaines et ceux d’après…
Plus que quelques heures avant le décollage, patience !
Un merci tout particulier à Anne Dabancourt, pour son hospitalité et son accueil chaleureux. Sans toi je ne sais pas trop comment j’aurais fait. Choookrane Anne !
A bientôt
Je profites de cette page pour saluer tous mes amis et en notant les adresses pour envoyer les cartes postales je me suis aperçue que je n’avais plus assez d’une main pour les compter. Merci, merci pour cette chaleur. Je rapporterai un peu de celle du Maroc rien que pour vous.
Mardi 7 octobre 2008
Coucou depuis le Maroc où je suis arrivée depuis samedi tard dans la soirée.Le voyage s’est très bien passé et l’arrivée à Casablanca m’a fait comprendre qu’ici les règles de circulation n’existent pas ou peu. Mais les chauffards ne sont pas agrssifs pour autant et tout se passe bien. C’est le règne de la débrouillardise et c’est bien. mais je ne conseille pas de venir seul à laz recherche d’un taxi car si on ne parle pas la langue c’est impossible. Mais Saïd était là et tout s’est bien passé pour moi.
Arrivés chez Rabha, sa soeur nous avons manger un peu avant d’aller dormir d’un sommeil bien mérité car c’était enfin le début, le vrai de mes vacances tant attendues. Je salue au passage mes collègues qui malheureusement continuent de travailler.
Le lendemain nous sommes partis pour M’rirt via Meknès. Pas le temps de visiter pour l’instant, nous allons d’abord voir la famille pour se reposer un peu. Mardi est arrivé bien vite, j’ai acheté quelques cartes postales et la sieste a été pour les écrire.
Vendredi 10 octobre 2008
Bonjour vous tous, enfin Salam.
Après une nuit à la campagne dans la maison natale maternelle, nous voici de retour à M’rirt sous la pluie et le vent. Hier Rabha, la soeur de Saïd et moi nous sommes allées au Souk à l’extérieur de la ville. Je me suis enfin achetée la djelaba bleue dont je rêvais les babouches et le foulard. j’en ai profité pour penser à ma Nathalie, petite farfallette, et aujourd’hui j’ai pensé à la famille. Mercredi nous sommes allés à Khénifra. Belle petite ville, agréable et verte. Nous avons pris un thé à la terrasse du café “la tente berbère” très conviviale et le serveur nous a pris en photo avec l’ami de Saïd que nous venions voir.
Toiujours le même moyen de transport le taxi à 7 places : deux sur le siège passager avant et quatre à l’arrière plus le chauffeur. Le retour de la campagne s’est fait en pick-up un enfant en plus devant et des passagers à l’air libre soit dix au départ et après ramassage sur le bord de route nous étions 15. C’est très typique et je n’aurais pas connu celà en voyage organisé ni la nuit à la campagne où nous avons fini d’arriver à pied, trois kilomètres environ, dans une nature au milieu des oliviers et des bambous, plaine fertile et hauteurs rouges arides un peu comme le sud est de la France.
J’ai enfin fait la connaissance de notre artiste Belhaj Noureddine, qui prépare de belles toiles pour l’an prochain afin d’honnoré l’invitation de René Chapalain au CAPM. Il nous invite chez lui à Taounate où je vais aussi rencontrer sa femme Hanane et son bébé. Avant nous irons faire un tour à Meknès. Puis nous nous rendrons à Fès. A bientôt si possible avec des photos.
Mercredi 15 octobre 2008
Non je ne vous oublie pas mais nous étions en déplacement sur Meknès et sur Fès. Meknès est vraiment une ville magnifique et notre guide Karim, un ami de Saïd nous a conduit dans des endroits que peu de touristes visitent comme la mission des frères St Antoine où nous avons été accueillis par frère Joël et frère Pietro qui nous ont fait visité les lieux et même le point de vue de leur terrasse où ils habitent. En parlant avec eux j’ai pu prendre conscience des problèmes des jeunes à Meknès où ils sont vite repris par la rue dès que le soleil se couche. C’est aussi pour celà que nous écourtons notre visite à Fès, Saïd ne connaissant pas suffisament la Médina pour me faire entrer dans les ruelles au coeur de l’artisanat de la ville. Je le regrette mais le respect de Saïd envers ma personne et l’attention qu’il me porte me touchent bien plus. Saurions nous en faire autant en France ? Sans doute mais ici le respect est tel que j’ai du mal à y croire ayant eu de si mauvaises expériences là dessus par le passé. Encore un point positif qui me pousse à venir m’installer ici sans regret. Nous avons achevé notre promenade par la ville d’Ifrane, la petite Suisse du Maroc. La température est de 10 degrés inférieur à celle de Fès où nous étions une heure auparavant. la ville est bâtie comme en Suisse, les noms sont très alpins, comme le restaurant Chamonix, les espaces verts sont protégés et entretenus à chaque heure du jour, la ville est extrement propre. Mais la vie y est chère. De grands athlètes viennent s’entrainer ici tellement la nature et l’air sont propres. Nous repartons vers M’rirt et dès que possible je vous mettrai des photos…
Vendredi 17 octobre 2008
De retour à M’rirt nous avons passé une journée de repos et le jeudi nous sommes allés au Souk et en visite chez des voisins qui nous invitent à manger le couscous traditionnel du vendredi. En rentrant la maison est encore pleine comme tous les jours de Souk. Demain nous allons faire un tour vers l’oued Oume Rabia.
Lundi 20 octobre2008
Samedi a été consacré à la visite du village originel de M’rirt, El Hammame avec un bon guide qui a une maison au village, maison française car ce fut un village de garnison de l’armée française. Ils restent des vestiges de la caserne mais beaucoup de maisons sont encore là, mal entretenues mais qui soulignent le côté colonial de la présence française au Maroc. l’une d’entre elles sert à la mairie aujourd’hui. La maison de notre guide a des airs de mas provençal, il me donne les clefs si je reviens… Inchaallah ! Il nous fait entrer dans un laboratoire créer par les femmes du village pour la distillation d’essences de plantes aromatiques qu’elles fabriquent comme l’eau de rose et la lavande. Ceci leur permet de toucher un peu d’argent et ainsi de pouvoir s’insérer dans la société
Dimanche nos pas vont à 27 kms de M’rirt sur une piste difficile qui nous mène aux sources de l’oued Oum Rebbia. Mais si le chemin est difficile la récompense est magnifique. plus que des mots des images:
C’est le premier jour où nous rencontrons des difficultés pour trouver un transport. Dès le matin l’attente se fait longue mais l’après midi pour repartir nous comptons quatre heures pour enfin revenir à M’rirt, sous la pluie. Nous n’avons trouvé qu’un oeuf dur acheté à un gamin au passage et Saïd meurt de faim.
Une précision sur l’eau de ces sources : elle est salée. Quel régal ! Elle est d’une couleur vert émeraude et contaste avec les falaises rouges et le vert des chênes aux glands allongés et pointus.Le paysage est de toute beauté digne d’un peintre, je déplore seulement les ordures laissées sur le site par les marocains en visite qui mangent sur place Mais c’est beau ! Un grand moment dans ma visite de ce pays qui a encore tant à me montrer…
Vendredi 24 octobre 2008
Voilà c’est bientôt la fin ! Comme dit Saïd : demain je fais le départ ! Mardi nous avons eu des invitations pour manger à toutes heures et je n’avais pas assez de temps pour voir tout le monde. J’ai eu l’honneur le soir de rencontrer un ami de Saïd, Slimane, sa femme, son fils et sa mère, des gens adorables. Il est maître d”écoles et c’était un plaisir de discuter avec lui. J’ai eu droit à goûter un tajine avec de la viande de bouc et aussi une nouvelle façon de préparer le sfah, pardon pour l’écriture, du vermicelle sucré cuit à la vapeur. A noter qu’à midi nous avions eu droit au poulets frites et couscous. et entre temps au thé avec les petits gâteaux. Autant dire qu’ici j’avais pas le temps d’éliminer qu’il fallait remanger : coul, coul c’était un de leurs mots préférés (mange,mange). Je sais ainsi quelques mots d’arabes qui revenaient souvent. Et surtout quand on sait que répondre non peut être compris oui car c’est nam en arabe…
Mercredi nous sommes allés chez Rabha, la soeur de Saïd à Skhirat près Rabat que nous avons visité de nuit. Nous avons mangé un bol d’escargots afin de ne pas partir ignorante sur le sujet. Rien à voir avec nos escargots de bourgogne. Là ce sont des escargots avec les cornes … et la coquille blanche avec une rayure marron, ceux que nous ne ramassons pas chez nous… C’était bon mais je préfère les nôtres !!! Le lendemain nous sommes revenus sous la pluie visiter Rabat de jour. C’est là que j’ai réalisé que nous étions proche de l’océan. Le lendemain soir une visite sous l’orage de la ville de Mohamedia où nous avons mangé un bon plat de fritures. Le fil conducteur de cette dernière semaine : la nourriture. Aujourd’hui encore, jour de fête, un couscous délicieux préparé par Rabha. Mohamédia est une ville nouvelle avec beaucoup de villas, de salles de sports, tout pour le luxe. La vieille ville abrite de très bons petits restaurants. Nous n’avons pas pu vraiment visiter à cause du temps orageux. Cet après midi la plage étant à deux kilomètres, Saïd et moi sommes partis à pied jusqu’à la plage et avons profité du retour du soleil pour un adieu romantique à deux pas du palais royal. Une vue magnifique sous un ciel bleu turquoise sur un océan vert émeraude pavé de rochers aux rouges changeants où de petits bateaux bleus et jaunes font la navette pour poser les filets. Pourquoi quitter ce paradis ? Je peux dire maintenant : je reviendrai et un jour je resterai… Inchaallah !
Et pour vos yeux plus de photos :
M’rirt
Le souk de M’rirt
Lundi 17 novembre 2008
Je reprends le blog après quelques jours d’arrêt car mon ordinateur a dû trop manger de photographies mais je vais essayer de vous en mettre d’autres
donc nous en étions restés à Khénifra
Khénifra
La campagne

























































