Bernard-Henri Levy : On écrit avec son corps…
Il a dit cela dans l’émission de Mireille Dumas sur la 3 Vie privée, Vie publique
Il dit qu’on écrit pas avec sa tête son cerveau mais avec son corps et je suis de cet avis
et quand j’écris c’est mon corps qui se libère
Mireille Dumas confesse Bernard-Henri Lévy
Isabelle Nataf
08/12/2008 | Mise à jour : 11:14

Bernard-Henri Lévy se laisse aller petit à petit avec Mireille Dumas. Crédits photo : France 3
« Vie privée, vie publique » – Pour la première fois, le philosophe parle de lui, de ses parents, de ses sentiments.
On n’a pas l’habitude d’entendre Bernard-Henri Lévy se raconter et se confier. Et puis, il y a eu la parution du livre coécrit avec Michel Houellebecq* en octobre dernier où, comme le philosophe le dit lui-même, il a fait « sauter quelques verrous ». Ce qui n’a pas échappé à Mireille Dumas. A près la lecture de cet ouvrage, elle a voulu, dans le cadre de ses entretiens de « Vie privée, vie publique » recevoir Bernard-Henri Lévy. « Ma demande a coïncidé à un moment où il avait envie de parler, et il m’a donc donné son accord facilement », raconte la présentatrice. « Je ne l’aurais pas accepté si je n’avais pas écrit cette correspondance avec Houellebecq », confie BHL à cette dernière, « depuis trente ans, je m’étais installé dans un système de secrets ».
L’écrivain répond aux questions de son interlocutrice en « jouant le jeu ». Il parle de ses parents – sa mère, « charmante, drôle, espiègle, source de mon grain de folie » et son père, tant aimé, « une énigme vivante » qui a acquis sa fortune en partant de rien – et de son adolescence, une période qu’il évite davantage, celle-ci n’ayant selon lui, « aucun intérêt ». BHL évoque sa passion pour la littérature et l’amour, et le lien entre ses deux passions : il écrit avec sa « libido ».
Il confie, sans craindre d’ap-porter du grain à moudre à ses détracteurs – de toute façon il vit la « détestation » de certains comme un « stimulant » -, qu’il veut « toujours être le premier » par « goût de la performance » : « être le premier à arriver à Sarajevo » lui procure une « jouissance obscure ». Tout en reconnaissant, paradoxe assumé, avoir une « dette » envers la société, tant il a reçu de la vie. Et si au début de l’entretien on devine Bernard-Henri Lévy plutôt tendu, à la recherche de mots exacts, il se laisse aller petit à petit. « D’habitude, je tourne pendant une heure », explique Mireille Dumas. « Cette fois ce fut le double et l’essentiel est là ».
Comme le dit BHL en conclusion, « on peut sortir plus fort d’avoir dit un peu la vérité ».
*« Ennemis intimes », Flammarion-Grasset, 20 €.




2 users commented in " Phrase du jour "
Follow-up comment rss or Leave a TrackbackPourquoi ce site Web n’ont pas l’autre appui de langues ? Happy new year to everyone..
Parce qu’il n’est pas fait pour les spameurs il est fait pour des gens qui ont le respect des autres et le sens des valeurs
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